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Les jours défilent au pas de l’ennui.

J 10 du confinement.

(A la demande d’un ami qui m’a beaucoup appris: du Forsbury Flop au calcul de VMA ...)

Dans les temps troublés, nos dirigeants aiment les phrases chocs qui passent dans l’histoire. De la promesse de “sang, larmes, transpiration et fatigue” , à l’ambigu “Je vous ai compris!” suivit dix ans plus tard par “La réforme, oui! La chienlit, non!”, c’est fou ce qu’ils aiment prendre un air martial pour tenter de nous mobiliser, pauvre troupeau que nous sommes.

Un matin de printemps, tout était resté en suspens, la vie s’était arrêtée.

Plus de transports : bus, train, avion, voitures individuelles, rien ne circulait plus sur nos voies de communication.

Le travail, un temps maintenu, avait cessé, au grand dam du patronat et de nos partis politiques décontenancés.

Les écoles, hauts lieux de l’épidémie, avaient une à une fermé.

Les examens: sujets de préoccupation des parents et étudiants avaient été reportés sine die.

Pour mettre fin à la contagion, les attroupements avaient été interdits, réprimés, parfois même avec dureté.

Devant cette situation inédite, le vieux monde tremblait, voyant venir sa chute.

Le "mal" avait commencé dans les grandes villes et s’était partout propagé, même dans les campagnes les plus retirées.

Lorsqu’ils se rencontraient, les gens, dans l’expectative, avec prudence et précautions ne parlaient plus que des événements .

Se ravitailler devenait difficile, les agriculteurs cherchaient de la main d’oeuvre parmi cette masse oisive qui restait chez elle, ne sachant trop que faire, ignorant comment les choses allaient tourner.

Dans les médias, les journalistes trop bavards étaient écartés au profit d’autres capables de discours plus lénifiants et rassurants.

La population devant une situation étrange à laquelle elle n’avait jamais été confrontés, prenait peur.

Quand cela allait il finir?

Cinquante deux ans déjà.

Cela se passait au printemps 1968.

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